Le 27 juillet 2025, Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, était l’invité d’Alain Foka sur AFO Média. Une interview qui a fait grand bruit en Côte d’Ivoire. Au-delà des déclarations fortes, cette rencontre dévoile surtout les nouveaux codes de la bataille politique à venir. Voici ce qu’il faut retenir si vous vous intéressez à la politique ou au marketing politique.

 

  1. Une candidature sous pression

Tidjane Thiam est actuellement radié des listes électorales. En cause : un débat juridique sur sa nationalité. Pour lui, c’est une tentative d’exclusion politique.

Leçon : En période de crise, l’émotion est une arme. Thiam pourrait capitaliser sur des vidéos de soutien, des témoignages, ou encore des hashtags comme #ThiamEligible pour mobiliser en ligne.

 

  1. Alliances stratégiques mais risquées

L’ancien patron de Crédit Suisse tend la main à des figures controversées comme Laurent Gbagbo et Guillaume Soro. Une alliance qui pourrait élargir son électorat, mais aussi le diviser.

Leçon : Il faut adapter son discours selon son public : parler d’économie aux modérés, parler de résistance aux militants plus engagés.

 

  1. Forces et faiblesses à corriger en ligne

Ses forces :

  • Une base populaire solide (plus de 132 000 parrainages).
  • Une image d’expert en économie internationale.

À corriger :

  • Un ton parfois trop agressif vis-à-vis du président Ouattara.
  • Une image jugée trop « parisienne » ou éloignée du terrain.

Leçon : Il faut parler vrai, mais aussi local. Un bon mix entre discours d’unité, contenus en nouchi, et présence sur le terrain peut faire la différence.

 

  1. Conseils concrets pour toute l’opposition

Voici ce que toute campagne digitale sérieuse devrait envisager en 2025 :

  • Plaidoyer juridique 2.0 : pétitions, vidéos explicatives, débats live sur Twitter Spaces et Facebook Live.
  • Priorité au concret : des vidéos courtes avec des propositions sur l’économie ou l’emploi.
  • Protéger ses données : utiliser des VPN, créer une cellule de veille contre les fake news.

 

  1. Et les autorités dans tout ça ?

Même les institutions peuvent profiter du numérique pour rassurer et informer :

  • Live sur Facebook pendant la révision des listes.
  • Chatbots pour répondre aux citoyens en temps réel.
  • Communiqués en formats accessibles (audio en plusieurs langues locales, WhatsApp, Telegram, Signal visuels).

 

  1. La vraie campagne se jouera aussi… en ligne

Le numérique ne remplace pas le terrain, mais il peut amplifier chaque message. À l’heure où tout se partage sur WhatsApp ou TikTok, la politique se joue aussi dans les récits et les perceptions.

Pour réussir :

  • Une présence constante mais bien pensée.
  • Des messages clairs, crédibles, mais surtout humains.
  • Savoir transformer les critiques en opportunité.

 

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